Handballeurs en blouse blanche – Clément Riocreux

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Pour poursuivre notre série d’interviews “Handballeurs en blouse blanche” que nous avons débutée fin mars en donnant la parole à Lucie, Clément, Benjamin et Laurine, nous avons souhaité partir à la rencontre d’anciens licenciés du club, actuellement étudiants en médecine ou devenus aujourd’hui médecins. Nous continuons avec le témoignage de Clément Riocreux, qui a joué près de 20 ans sous les couleurs du VHA.

Portrait de Clément Riocreux

1) Clément, peux-tu tout d'abord te présenter en quelques mots ?

J’ai 28 ans. Je suis né et j’ai grandi à Lyon. J’ai déménagé en Auvergne pour mon internat de cardiologie…

Je suis désormais jeune cardiologue au sein du service du CHU de Clermont-Ferrand depuis novembre 2019. J’y pratique en tant que chef de clinique-assistant qui est un statut mixte entre universitaire et hospitalier pendant deux ans, où je peux me perfectionner et transmettre mes connaissances aux étudiants.

Côté handball, j’ai commencé vers 5-6 ans à pratiquer au sein du VHA qui aura été mon unique club pendant près de 20 ans. Famille de handball également, mon père et mes oncles en faisaient étant jeunes au sein de l’ASUL de Vaulx-en-Velin. Mon père a été le kiné de l’équipe réserve pendant de nombreuses années et ma mère a participé en tant que bénévole à la vie du club. Mes deux frères ont fait également autant d’années de handball que moi au sein du VHA.

J’ai dû arrêter lors de la fin de la sixième année de médecine lorsque j’ai quitté la région lyonnaise.

2) En tant que médecin cardiologue, comment es-tu impacté par la crise sanitaire actuelle ? En quoi l’épidémie liée au Coronavirus change-t-elle ta mission habituelle auprès de tes patients ? As-tu notamment eu recours à la télémédecine ?

Nous avons été relativement épargnés en Auvergne du fait d’une bonne anticipation et de l’isolement géographique de la région. En cardiologie, nous avons surtout dû mettre entre parenthèses l’activité de consultation et d’intervention pour ne la réserver qu’aux urgences. Actuellement, nous reprenons doucement ces activités. La difficulté en cardiologie est que l’on n’a pas tellement la possibilité d’attendre et de décaler les rendez-vous et les actes indéfiniment… donc il faut reprendre, avec des précautions et beaucoup d’incertitudes !

La télémédecine en cardiologie se développait déjà notamment par le biais d’objet de surveillance à domicile connectés comme des tensiomètres et des balances. Nous l’avons renforcée et c’est un outil qui a fait ses preuves, mais rien ne vaut un véritable entretien en direct ! Et c’est bien cela qui nous manque !

J’ai été mobilisé pour travailler dans une unité « COVID » pendant une semaine. Encore une fois, nous avons eu la chance de ne pas avoir beaucoup de cas ici, donc c’était davantage de la gestion de cas suspects dans la grande majorité bénins. J’ai continué à suivre mes patients les plus fragiles et a assuré en partie l’activité du service de cardiologie.

3) Est-ce que tu as eu des craintes ou des inquiétudes de devoir travailler en milieu hospitalier pendant cette période si particulière ?

Comme la situation était plutôt bien anticipée, je n’ai pas eu de difficultés au travail. C’est bien entendu stressant, mais surtout sur l’incertitude autour de l’avenir qui n’est pas une chose dont nous avons l’habitude en médecine et encore moins en cardiologie. Il a fallu repenser pas mal de choses dans notre fonctionnement, ce qui parfois permet néanmoins de progresser et de sortir de notre zone de confort.

4) Comment ressens-tu les marques de soutien de la population qui se mobilise chaque soir aux fenêtres pour applaudir et remercier le personnel soignant ?

Si les applaudissements permettent de réchauffer un peu les cœurs, je ne me sens pas particulièrement légitime de les recevoir personnellement. En tout cas, pas pour ça ! C’est paradoxalement la période où je soigne le moins de personnes étant donné notre baisse d’activité depuis le confinement. Ce sont de beaux gestes positifs, très démonstratifs qui doivent toucher leur cible, mais je préfère ceux du quotidien, les plus discrets, les plus simples, dans l’intimité d’une consultation ou d’un coup de téléphone. Il y en aurait tant à dire.

5) Le hand ne te manque pas trop depuis que tu as arrêté ?

Le handball me manque énormément. Quand on y passe toute son enfance, c’est indélébile. J’avais la possibilité de reprendre, mais j’avais la crainte de ne pas retrouver tout le plaisir que j’avais au VHA sur le terrain et en dehors. Le rythme de travail ne me le permettrait pas désormais et je ne voulais pas faire à moitié. Un jour peut être…

6) Est-ce que tu peux nous faire partager un de tes meilleurs souvenirs et/ou une anecdote de tes années de hand sous les couleurs villeurbannaises ?

Du VHA, je retiens la « salle » ! Le gymnase des Gratte-Ciel est pour moi un temple ! J’y viens désormais comme en pèlerinage. J’y ai tellement passé de temps à jouer, voir jouer, m’entraîner, rencontrer, faire la fête que c’est devenu une maison pleine de souvenirs. Le plus beau aura été d’avoir pu le temps d’un match en seniors avoir ma mère en tribune, mon père sur le banc et mes deux frères avec moi sur le terrain. Un beau moment. On a sûrement perdu, mais l’important était ailleurs.

Il y a aussi les soirées d’après-match, mais là aussi il y en aurait beaucoup (trop ?) à dire !

Mille mercis Clément d’avoir consacré de ton temps pour répondre à ces quelques questions et de nous avoir donné de tes nouvelles. Merci également d’avoir partagé avec nous les bons moments que tu as vécus sous le maillot du VHA. Bonne continuation à toi en Auvergne.

Tu es évidemment le bienvenu à la salle des Gratte-Ciel pour un nouveau pèlerinage ! 🙂

Gachet Christelle

Gachet Christelle

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